Écrire « incluse » ou « inclue » ? Voilà une hésitation qui s’invite jusqu’au cœur des documents officiels, des rapports d’entreprise, parfois même dans les échanges les plus surveillés. L’accord du participe passé du verbe « inclure » n’est pourtant pas une énigme réservée aux académiciens : la règle est nette, la vigilance, non négociable.
Incluse ou inclue : démêler l’orthographe du participe passé au féminin
Même dans les milieux professionnels, ce simple accord sème le doute. Pourtant, il n’y a pas place pour l’improvisation : au féminin singulier, c’est toujours la forme incluse qu’il faut écrire. L’apparition de « inclue », si fréquente à l’écrit, relève clairement d’une erreur. Écarter la faute, c’est s’assurer un texte crédible du premier au dernier mot.
Pour former son participe passé, inclure suit la logique du verbe « exclure ». Il n’y a pas mille déclinaisons : deux variantes circulent, mais une seule résiste à l’examen.
- Incluse : c’est la terminaison juste, systématiquement au féminin singulier.
- Inclue : voilà la forme piège, diffusée à tort, à bannir sans hésitation.
Pourquoi cette faute demeure-t-elle si fréquente ? Beaucoup appliquent, par automatisme, la terminaison « -ue » vue dans des mots courants comme « connue ». Sauf que le verbe inclure, à l’image d’« exclure », impose la terminaison « -incluse » au féminin. Ce détail, loin d’être anodin, demande qu’on s’attarde dessus quand la phrase se complexifie. Dans la grammaire, les règles n’admettent pas d’arrangement : seule « incluse » tient la route.
Des exemples concrets pour ne plus jamais hésiter dans vos phrases complexes
Pour se débarrasser définitivement du doute, rien de tel que de s’appuyer sur des usages précis et variés. Quand le participe passé se glisse dans la phrase complexe, la terminologie correcte fait la différence. Voici quelques exemples puisés dans des contextes courants :
Dans les contrats et le monde professionnel
Impossible de négliger la justesse dans les documents officiels. Quelques formulations montrent comment accorder sans se tromper :
- « La clause incluse dans le contrat protège l’adhérent. »
- « La garantie incluse dans l’offre s’applique dès la souscription. »
- « La TVA incluse dans le prix sera indiquée sur la facture. »
À chaque fois, « incluse » s’accorde avec le nom féminin : clause, garantie, TVA. C’est ce respect de la règle qui signe la clarté et l’autorité d’un texte administratif ou juridique.
Dans la littérature et la presse spécialisée
Dans les publications universitaires ou les magazines de référence, aucune ambiguïté n’est possible : « incluse dans » s’impose, quels que soient le contexte ou la complexité de la phrase. Exemple typique d’un commentaire littéraire : « Une citation incluse dans le corpus ». Cette vigilance dans l’accord distingue la copie soignée du travail bâclé, et parfois, marque une différence décisive lors d’un concours ou dans une dissertation.
Sur tout support écrit, relever ce genre d’incorrection demeure capital. Même si « inclue » continue d’apparaître dans certains brouillons ou courriels, la norme tient bon. Quand la tentation de la mauvaise terminaison se glisse dans la phrase, garder en tête la règle suffit à ne plus jamais vaciller.
Sur la page, les maladresses n’ont pas leur place. Un simple « incluse » peut transformer la crédibilité d’un texte : c’est la différence entre le flou et la netteté, un détail qui illumine l’ensemble et qui, mot après mot, maintient la langue à son meilleur niveau.


