L’exonération DPE : quels bâtiments peuvent en bénéficier ?

21 décembre 2025

La réglementation n’a pas toujours réponse à tout. Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) s’impose comme un repère pour jauger la consommation énergétique d’un bâtiment, mais certains lieux n’entrent pas dans ce moule. Églises, monuments historiques, constructions éphémères installées pour la durée d’un chantier : ces bâtiments échappent à la règle. Leurs caractéristiques particulières, qu’il s’agisse d’architecture ou d’usage, expliquent ces dérogations. Elles traduisent la volonté de prendre en compte la singularité de ces lieux, là où la norme générale ne s’applique pas si facilement.

Décortiquer ces exemptions, c’est mieux saisir les ambitions de la réglementation énergétique, mais aussi les compromis nécessaires entre préservation du patrimoine et exigences environnementales. On découvre alors les choix faits pour adapter la loi à la réalité du terrain.

Qu’est-ce que le DPE ?

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) s’impose aujourd’hui comme un passage obligé dans l’immobilier. À chaque vente ou location, il vient chiffrer la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre du bien concerné. Pour garantir la fiabilité du résultat, sa réalisation revient à un diagnostiqueur certifié, seul habilité à délivrer ce document.

Objectifs et contenu du DPE

La vocation du DPE : sensibiliser propriétaires et locataires à l’empreinte énergétique des bâtiments. Ce diagnostic délivre des données précises sur plusieurs points majeurs :

  • La consommation d’énergie liée au chauffage, à l’eau chaude sanitaire, voire à la climatisation, selon l’équipement du logement.
  • Le volume des émissions de gaz à effet de serre généré par ces usages.
  • Des préconisations concrètes pour améliorer la performance énergétique du bien.

Classe énergétique et audit réglementaire

Chaque logement reçoit une note, de A (exemplaire) à G (très énergivore). Les logements classés F ou G, surnommés passoires thermiques, n’échappent plus à un audit énergétique réglementaire : depuis le 1er avril 2023, la loi impose cet audit pour toute transaction sur ces biens.

Sanctions et obligations légales

En cas de manquement, la DGCCRF veille au grain. Un vendeur qui fait l’impasse sur le DPE s’expose à des sanctions. Jean-Frédéric Bailly, directeur des études au Groupe QUALITEL, rappelle que cette réglementation vise à réduire le nombre de passoires thermiques et à tirer l’habitat vers une meilleure performance environnementale.

Quels sont les biens immobiliers non soumis au DPE ?

La loi prévoit que certains biens immobiliers échappent à l’obligation du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’article R126-15 du Code de la construction et de l’habitation précise les situations concernées. Voici les types de bâtiments principalement visés :

  • Constructions provisoires : Bâtiments temporaires prévus pour moins de deux ans d’utilisation.
  • Bâtiments indépendants : Ceux dont la surface de plancher ne dépasse pas 50 m².
  • Bâtiments à usage agricole : Structures destinées à l’agriculture, à l’industrie ou à l’artisanat, hors usage résidentiel.
  • Bâtiments construits pour le culte : Édifices religieux explicitement exemptés.
  • Monuments historiques : Bâtiments classés ou inscrits en tant que monuments historiques.
  • Bâtiments non chauffés : Constructions dépourvues de système de chauffage ou de climatisation.
  • Mobil-homes : Habitations légères de loisirs, comme les caravanes ou mobil-homes.

Ces dérogations concernent des bâtiments pour lesquels une évaluation énergétique serait peu pertinente ou techniquement irréalisable. Le Code de la construction et de l’habitation encadre strictement ces cas, assurant une application cohérente de la réglementation.

La DGCCRF contrôle le respect des obligations liées au DPE. Omettre ce diagnostic hors des cas d’exemption peut coûter cher. Maîtriser ces règles permet d’éviter les faux pas et de gérer sereinement son patrimoine immobilier.

Le cas particulier des bâtiments neufs

Les bâtiments neufs n’échappent pas au diagnostic de performance énergétique (DPE), mais le dispositif s’adapte à leur situation. Dans le cas des logements en VEFA (vente en état futur d’achèvement), le DPE devient obligatoire lors de la livraison. Ce document repose sur l’analyse de la performance énergétique du logement, en prenant en compte la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.

Les exigences spécifiques

Les constructions neuves doivent répondre à des standards énergétiques précis dès la phase de conception. Elles sont concernées par la réglementation thermique (RT 2012 ou RE 2020), qui impose des critères stricts d’isolation, de chauffage et de ventilation. L’objectif : limiter la consommation énergétique et réduire l’empreinte carbone des nouveaux bâtiments.

Conséquences pour les promoteurs

Les promoteurs immobiliers ont l’obligation de respecter ces règles dès l’élaboration du projet. Avant la remise des clés, un diagnostiqueur certifié réalise le DPE, qui est ensuite transmis à l’acquéreur. Ce document atteste de la conformité du bien avec les normes actuelles et, en cas de manquement, la DGCCRF peut prononcer des sanctions.

Les avantages pour les acquéreurs

Pour l’acheteur, disposer d’un DPE valide garantit un logement performant sur le plan énergétique. Cela éclaire sur les dépenses à venir et assure l’acquisition d’un bien conforme aux normes environnementales. Les logements neufs qui affichent de bonnes performances énergétiques permettent de conjuguer confort et factures maîtrisées.

bâtiment ancien

Différence entre un bien non soumis au DPE et un DPE vierge

Savoir distinguer un bien non soumis au DPE d’un DPE vierge s’avère décisif. Les exceptions légales qui dispensent du DPE visent notamment :

  • Les constructions provisoires (utilisation inférieure à deux ans),
  • Les bâtiments indépendants de moins de 50 m²,
  • Les bâtiments à usage agricole,
  • Les monuments historiques,
  • Les bâtiments construits pour le culte,
  • Les bâtiments non chauffés,
  • Les mobil-homes.

Tous ces cas sont expressément listés par l’article R126-15 du Code de la construction et de l’habitation.

Le DPE vierge, quant à lui, concerne une situation différente : il intervient lorsque le diagnostic ne peut être mené à bien, souvent parce que les données de consommation manquent. Cela se produit principalement dans deux cas :

  • Logements restés inoccupés sur une longue période,
  • Biens pour lesquels aucune donnée de consommation n’est disponible (par exemple, absence totale de factures d’énergie).

Dans ce cas, le diagnostiqueur indique une classe énergie vierge, signalant l’impossibilité de fournir une évaluation fiable. Savoir faire la différence entre ces deux situations s’avère capital pour les acheteurs et les locataires, car cela conditionne la transparence des performances énergétiques du logement. Entre choix dérogatoire et impossibilité technique, la nuance n’est pas anodine.

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